Nous quittons l’entreprise de papier de lokta pour nous rendre dans une autre entreprise tout près. Celle-ci transforme la plante allo en une sorte de laine, puis en tissu, puis en différents produits finis comme des sacoches, des étuis à crayons, etc. Nous sommes accueillis en grand, c’est-à-dire avec des colliers traditionnels fait de fleurs de rhododendron, la plante nationale du Népal.


Le travail commence avec le filage, qui peut s’exécuter soit avec une machine actionnée à la main, soit avec une machine actionnée avec les pieds.



On passe ensuite à l’étape des métiers à tisser, qui ressemblent à s’y méprendre à ceux que l’on peut observer dans les différents musés québécois.


Une fois le tissus obtenu, la seule limite devient l’imagination. Ci-dessus, la « gérante » de l’entreprise prépare quelques accessoires à la mode.
Nous partons maintenant vers le troisième et dernier arrêt de la journée, une micro-entreprise de production d’huiles essentielles. On nous accueille encore une fois avec de nombreux colliers, dont un fait de sapin et de fleurs blanches particulièrement réussi.



Le processus est ici assez simple – il suffit de collecter les plantes et des les faire bouillir dans un immense alambic sur un feu de bois.
Après cette journée bien remplie, nous revenons à pied à l’auberge où nous avons dîné, non s’en nous être arrêté chez un membre influent de la communauté pour prendre le thé et partager une grande marmite de nouilles ramen (les petits sachets que nous mangions secs à l’école secondaire sont immensément populaires ici, puisqu’ils offrent une alternative abordable aux riz et légumes produits localement).
De retour à l’auberge, nous enfilons un dal bhat identique à celui mangé plus tôt dans la journée. Je vais me coucher immédiatement après, complètement crevé : il est neuf heure du soir.